Le growth hacking à quoi ça sert ? Présentation et définition

Growth Hacking

Le growth hacking à quoi ça sert ? Présentation et définition

C’est une nouvelle tendance de ces dernières années. Le growth hacking, c’est à la fois un ensemble de techniques et un véritable état d’esprit. L’objectif est de permettre une croissance rapide, à tout prix ou presque, d’un service ou d’un produit. Présentation détaillée.

Si vous traduisez l’expression de growth hacking en français, le résultat pourrait vous surprendre. Il s’agit en effet de « bidouillage de croissance » ou encore « piratage de croissance ».  Il s’agit essentiellement d’une logique de marketing particulièrement utilisée dans le monde des startups afin de permettre la croissance du chiffre d’affaires.

C’est quoi le growth hacking ?

Le growth hacking est très utilisé par les start-ups et les géants de la high-tech.

Pour comprendre de quoi nous allons parler dans les paragraphes suivants, il est nécessaire de définir un peu mieux le concept de growth hacking au-delà de la traduction littérale. Il s’agit d’une méthode, d’un ensemble de techniques, d’une méthodologie, destinée à faire croître un service ou un produit et les revenus qu’il engendre. On l’entend de plus en plus dans le mode des nouvelles technologies, du marketing et même des géants de la high-tech. Cependant, il est parfois difficile de l’expliquer à ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit.

Un véritable état d’esprit pour générer une croissance rapide

Prêt à tout pour croître rapidement quitte à flirter avec la légalité.

Pour beaucoup de personnes, la façon la plus simple de présenter le growth hacking sera d’évoquer un état d’esprit. Mais soyons honnêtes, ce n’est pas forcément la terminologie la plus claire pour un novice. Dans « growth hacking », on trouve comme premier mot growth qui signifie croissance en français. C’est là bien l’objectif principal. Hacking, que l’on peut traduire par piratage ou bidouillage montre aussi que l’on peut être prêt à tout ou presque pour y parvenir, y compris à des méthodes qui flirtent avec la légalité ou la décence.

Ça vient d’où le growth hacking ?

Sean Ellis est le pionnier du growth hacking en 2010.

Vous êtes toujours un peu perdus ? La solution est peut-être de faire un « retour aux sources » afin de comprendre de quoi il s’agit vraiment. C’est vers les années 2010 que le terme de growth hacking  est apparu aux Etats-Unis. Sans surprise, c’est dans la Silicon Valley qu’on en a entendu parler la première fois. C’est Sean Ellis qui a eu l’idée le premier de ce concept et il est souvent encore considéré comme un mentor, un modèle pour de nombreux adeptes de cette stratégie.

L’idée en venue en définissant son poste de travail

Faire connaître le plus rapidement possible un nouveau service ou fonctionnalité.

Après des études de marketing et de management à New York puis un passage à Harvard, il a pris la direction de la Silicon Valley. Là-bas, il a notamment travaillé chez Dropbox. Cependant, à l’époque, il avait déjà envie d’aller plus loin, de faire autre chose. Or, il ne savait pas vraiment comment trouver son futur remplaçant avant de pouvoir partir. C’est à l’heure de définir son poste, qu’il a imaginé le concept de growth hacking. Sa fonction ? Développer la base utilisateurs du site de stockage en ligne.

 Ensuite, le terme est resté et on parle désormais de growth hacking quand, dans le monde des start-up technologiques, le travail consiste à accroître le plus rapidement possible une base d’utilisateurs. Qu’il s’agisse d’un service de stockage, d’une nouvelle messagerie ou de toute autre nouvelle fonctionnalité innovante, faire connaître un service est essentiel pour permettre son succès.

A quoi ça sert le growth hacking ?

Le growth hacking permet de faire connaître un produit ou service à moindre frais.

Vous vous demandez peut-être pourquoi le growth hacking est quelque chose qui concerne principalement les entreprises du secteur technologique. Dans le secteur, les start-ups n’ont pas forcément les finances à disposition pour investir dans ce domaine. Payer de grandes campagnes publicitaires et marketing n’est pas forcément abordable et cela peut donc représenter un frein pour le développement. Le growth hacker n’est bien sûr pas quelqu’un qui est bénévole. Cependant, puisqu’il y a une certaine notion de « débrouille », c’est sans doute moindre que par d’autres solutions et une start-up peut réaliser sa croissance initiale plus rapidement.

Un modèle qui fonctionne surtout pour les start-ups technologiques

C’est par la logique même des start-ups technologiques que le concept s’adapte.

Surtout, cela tient aussi au fonctionnement même d’une start-up qui est souvent basé sur le modèle acquisition/monétisation. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Ce type d’entreprise acquiert souvent une large base de données d’utilisateurs avant de monétiser son service. C’est son essence même qui explique parfois que la rentabilité soit faible ou même nulle (et parfois négative) durant plusieurs années. Une entreprise classique n’a pas ce même genre de logique et le growth hacker se révèle donc moins essentiel.

Qui est le growth hacker ?

Seuls les résultats sur la croissance comptent pour le growth hacker.

Vous rêvez d’être growth hacker ? Vous vous demandez peut-être s’il y en a un dans votre entreprise, quel est leur profil. Dans ce domaine, Sean Ellis a donné une définition plutôt intéressante de ce qu’est un growth hacker. Pour lui, c’est « une personne qui a pour unique objectif la croissance. Tout ce que cette personne entreprendra sera jugée par l’impact de ses actions sur la croissance mesurable et évolutive de l’activité, du produit ou du service ». Vous l’aurez compris, seuls comptent les résultats, pas vraiment la méthode.

Il n’existe pas de formation pour devenir growth hacker

Des compétences multiples et de l’expérience sont nécessaires pour devenir growth hacker.

Vous ne trouverez pas une école qui vous enseigne à être growth hacker. Les personnes qui font cette activité sont très souvent des autodidactes, qui ont appris directement sur le tas, en acquérant les compétences par des essais ou en observant ce que peut faire la concurrence. Ils ont souvent des formations en marketing ou en informatique. Cependant, dans les faits, la liste des compétences requise est aussi particulièrement longue et potentiellement illimitée. Pour vous donner une idée de celles qui sont les plus courantes, on trouve notamment social marketing, psychologie sociale, SEO, anthropologie, statistiques, emailing, développement, A/B testing… A chaque growth hacker ou presque son arsenal de compétences et ses méthodes.

Dans le détail, on trouve quelques éléments qui reviennent toutefois avec insistance. Un growth hacker doit être créatif, anticonformiste et capable de s’adapter et de se remettre en cause de façon permanente ou presque. L’adaptation et l’expérimentation sont au cœur du métier de growth hacker.

La matrice AARRR, au cœur du growth hacking

La AARRR comme modèle de base pour les start-ups utilisant le growth hacking.

C’est une expression, un concept qui est au cœur du growth hacking, même si ceux qui pratiquent cette activité ne le font pas toujours de façon consciente. C’est Dave McClure, un entrepreneur et business angel, qui a défini ce qu’est la matrice AARRR. Il s’agit d’un acronyme qui sert à rassembler différentes phases de l’activité d’une start-up : Acquisition –Activation – Rétention – Referral – Revenu. Il s’agit en fait de ce que l’on définit aussi comme le tunnel de conversion. Un growth hacker a besoin d’avoir à l’esprit ces différentes étapes au fil de son travail.

Des questions à se poser pour chaque étape du développement

Avec le growth hacking, il est indispensable de se poser ces questions à chaque nouvelle étape du développement de la start-up.

L’idée du growth hacking est de pouvoir répondre à des grandes questions correspondant à chaque étape :

  • Acquérir des internautes, ce qui correspond à la hausse du trafic et de l’attention prêtée à votre service. Pour que cela fonctionne, le service doit être clairement visible et identifiable, tout comme les avantages qu’il peut apporter à ses utilisateurs.
  • Activation des internautes : vos internautes sont sur votre site web, il faut désormais les convertir en utilisateurs. Pour évaluer la transformation, plusieurs metrics sont utilisées : inscription aux newsletters ou encore au flux rss, partage de leurs données… Très vite l’utilisateur doit aussi avoir une première expérience satisfaisante du service.
  • Rétention des utilisateurs : vos usagers se sont inscrits, ils ont vu votre service une première fois, comment s’assurer qu’ils reviendront, qu’ils renouvelleront l’expérience ? Pour cela, il faut proposer des mises à jours, offrir de nouvelles fonctionnalités, des programmes fidélité, avoir recours au drip marketing, organiser des événements ou encore offrir des bons de réduction. C’est à cette étape que le growth hacker fait l’essentiel de son activité.
  • Le referral correspond aux recommandations, d’un utilisateur à d’autres personnes qu’il connaît. Cela peut se faire par mail ou encore à travers la viralité sur les réseaux sociaux, des parrainages…
  • Les revenus est la dernière étape. Comment s’assurer que vos utilisateurs permettent de rapporter du chiffre d’affaires à votre entreprise. C’est seulement là que la dimension monétaire doit entrer en ligne de compte.